Rapport du GT Mer : Groupe de travail – Affichage environnemental et produits de la mer

Entre Octobre 2022 et Avril 2023 nous avons assisté l’ADEME dans le développement scientifique et l’animation d’un Groupe de Travail « Affichage environnemental et produits de la mer ». Ce « GT Mer » était composé de parties prenantes de la filière pêche (organisations professionnelles, ONG, experts académiques, labels, pouvoirs publics). Nous les remercions chaleureusement pour leurs contributions et les riches échanges qui en ont découlés.
Au cours du GT Mer, 3 méthodes d’évaluation de l’impact des produits de la mer sur la biodiversité marine ont été sélectionnées et testées sur 85 triplets {Espèce – zone de pêche – technique de pêche}. Les triplets, représentatifs de la diversité de la consommation française en produits de la pêche et de l’aquaculture ont permis d’identifier les points forts et les limites de chaque méthode.
- La méthode Hélias et al. 20231 – Déplétion des ressources biotiques permet de classer quantitativement les stocks en prenant en compte la quantité pêchée, la taille du stock relativement à sa biomasse pristine, et la mortalité liée à la pêche. Additive, elle est compatible avec l’affichage environnemental. Elle demande un traitement fin des données scientifiques. Les résultats ont tendance à recommander de consommation des stocks avec une biomasse importante.
- La méthode CSTEP 20202 – Pression de pêche attribue une note qualitative aux statuts de chaque stock halieutique. A date, elle ne permet pas l’additivité nécessaire à son intégration dans le score général d’affichage environnemental au même titre que l’impact sur la biodiversité terrestre. Par ailleurs, elle induit une forte dégradation de la note en cas d’informations manquantes.
- La méthode CSTEP 20223 – Impacts fonds marins attribue une note qualitative en fonction du couple espèce x technique de pêche. La catégorisation peu fine des techniques de pêche induit un manque de diversité des notations et l’impossibilité d’envisager une réduction de l’impact par écoconception des pratiques (évitement de substrats sensibles, augmentation du rendement quantité pêchée/surface chalutée, réduction de l’impact, …).
Les travaux ont permis d’avancer sur le sujet de l’intégration des impacts sur la biodiversité marine dans l’affichage environnemental. Nous continuerons à contribuer aux développements scientifiques et opérationnels à venir sur ce sujet !
Le rapport est disponible ici
Membre du Comité consultatif technique du PEF (Product Environmental Footprint).
Membre du comité des partenaires de l’affichage environnemental
