Synthèse de l’étude Biomaris
L’IPBES identifie 5 moteurs de perte de biodiversité dans le monde : le changement climatique, les pollutions, le changement d’utilisation des terres et des mers, la surexploitation des espèces et les espèces exotiques envahissantes [1] [*].
La méthode Biomaris permet de prendre en compte les effets liés à l’épuisement des ressources biotiques et ceux liés à la dégradation des fonds marins. Appliquée à un cas d’étude, le lieu noir (Pollachius virens) pêché en Atlantique Nord-Est, les résultats montrent que ces deux pressions peuvent entraîner des conséquences importantes sur les écosystèmes.
La pêche d’espèces sensibles, captures accessoires de la pêche au lieu noir, a un impact prépondérant. C’est le cas du Grand Sébaste (Sebastes norvegicus), espèce vulnérable en Europe inscrite sur la liste rouge de l’UICN, qui lors de la campagne de 2018 ne représentait que 2% des captures mais 65% des impacts (Figure 1). Ainsi, l’impact lié à l’épuisement des ressources biotiques est du même ordre de grandeur que celui lié au changement climatique et aux pollutions pour la production de lieu noir.

Concernant l’impact sur les fonds marins, deux éléments sont à prendre en compte :
- Le chalutage des zones vulnérables (zones profondes et constituées de milieux fragiles comme les coraux).
- Le chalutage d’une surface importante par kg pêché (rendement chaluté faible).
En revanche, dans le cadre de la pêche d’un stock durable, les impacts sur les fonds marins apparaissent comme dominants. Ces conclusions restent provisoires car bien qu’exprimées en PDF.year (Potentially Disappeared Fraction of species during a year = Fraction d’espèces potentiellement disparue pendant un an), le périmètre de cette unité peut varier entre les pressions (disparition locale, régionale ou globale d’espèces).
Aujourd’hui, nous pouvons vous accompagner pour mesurer et réduire l’impact sur la biodiversité de vos produits de la pêche et de l’aquaculture ; en prenant en compte l’épuisement des ressources de pêche et la dégradation des fonds marins par les arts trainants. Pour en apprendre plus sur notre valeur ajoutée n’hésitez pas à consulter notre offre : empreinte biodiversité !
Vous souhaitez en apprendre plus sur nos travaux ? La publication est disponible ici !
[1] IPBES, Global assessment report on biodiversity and ecosystem services of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services; Brondizio, Eduardo S; Settele, Josef; Díaz, Sandra; Ngo, Hien T. 2019.
[*] L’analyse de cycle de vie (ACV), méthode communément mesurée pour évaluer les impacts sur les écosystèmes d’un produit ne couvre pas l’ensemble des pressions. En effet, les espèces exotiques envahissantes et la surexploitation des espèces ne sont à ce jour pas couvertes pas l’ACV. Le changement d’utilisation des terres et des mers n’est lui que partiellement couvert au niveau terrestre et pas du tout couvert au niveau marin.
Membre du Comité consultatif technique du PEF (Product Environmental Footprint).
Membre du comité des partenaires de l’affichage environnemental

