Product Biodiversity Footprint ou « PBF »
Une nouvelle approche internationale reconnue pour concevoir des produits plus respectueux de la biodiversité.
Les impacts des produits sur la qualité des écosystèmes sont partiellement pris en compte par l’analyse du cycle de vie (ACV), méthode reconnue et normée pour le calcul des empreintes environnementales.
Cependant, les méthodes d’ACV ne couvrent pas les 5 drivers de perte de biodiversité identifiés par le Millenium Ecosystem Assessment, 2005 (MEA)1 ref ou plus récemment par l’étude IPBES (2019)2 : seules l’occupation et la transformation des terres, la pollution et le changement climatique sont couverts, alors que la surexploitation des espèces et les espèces exotiques envahissantes ne le sont pas. En outre, les écologistes travaillent sur le terrain pour mesurer les impacts concrets de pratiques et d’intinéraires techniques, en particulier sur la production de matières agricoles : ils sont capable de donner des indicateurs de nombre d’espèces (richesse) ou de nombre d’individus de chaque espèce (abondance) suivant les différentes pratiques : bio agriculture raisonnée, intégration de haies, de rûches, ….
L’approche de l’empreinte de la biodiversité des produits (EBP) vise à combler le fossé entre l’ACV et l’écologie. Son objectif est
de permettre la comparaison des variantes d’un produit donné pour éclairer l’éco-conception, en s’attaquant aux cinq drivers de perte de biodiversité telle que définis par le MEA. La méthodologie combine l’ACV et les connaissances actuelles en matière d’écologie et les organise vers des indicateurs et des représentations pratiques. Elle est présentée dans le schéma ci-dessous.

Architecture simplifiée de la méthodologie et de l’outil présentant les données d’entrée de l’entreprise, les calculs et la restitution avec des indicateurs quantitatifs et semi quantitatifs.
EBP a été testé dans trois études de cas d’entreprises.

Cette méthode au niveau du produit est, à notre connaissance, la première à couvrir les cinq drivers du MEA tout au long de la chaîne de valeur, avec une combinaison d’indicateurs quantitatifs et semi-quantitatifs. Issu d’un cadre et d’une approche globale d’ACV, le savoir en matière d’écologie apporte des éléments de qualification qui permettent d’affiner les informations.
La restitution peut en particulier prend la forme présentée ci-dessous sur un exemple fictif. A gauche une synthèse des impacts sur la biodiversité d’un produit référent et d’une variante déclinée sur les 5 pressions du MEA. A droite, le détail suivant les différentes chaines d’impact.

1 Millennium Ecosystem Assessment. (2005). Ecosystems and Human Well-being: Synthesis. Washington, DC.
2 IPBES (2019): Global assessment report on biodiversity and ecosystem services of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. S. Díaz, J. Settele, E. S. Brondízio E.S., H. T. Ngo, M. Guèze, J. Agard, A. Arneth, P. Balvanera, K. A. Brauman, S. H. M. Butchart, K. M. A. Chan, L. A. Garibaldi, K. Ichii, J. Liu, S. M. Subramanian, G. F. Midgley, P. Miloslavich, Z. Molnár, D. Obura, A. Pfaff, S. Polasky, A. Purvis, J. Razzaque, B. Reyers, R. Roy Chowdhury, Y. J. Shin, I. J. Visseren-Hamakers, K. J. Willis, and C. N. Zayas (eds.). IPBES secretariat, Bonn, Germany.
Membre du Comité consultatif technique du PEF (Product Environmental Footprint).
Membre du comité des partenaires de l’affichage environnemental
